La police municipale passe au PV électronique


Fini le temps du papillon accroché à l'essuie-glace, place à la modernité et au PV « dématérialisé ».

Depuis quelques jours, les policiers municipaux ont délaissé leurs carnets à souches au profit de PDA (Personal Digital Assistant). « Nous avons fait l'acquisition de 2 PDA, et chacun des quatre agent à sa propre carte à puce » précise Serge Giordano, Chef de la police municipale.

« Que les Saint-Andréens se rassurent, l'objectif n'est pas de verbaliser davantage, assure-t-il, ce système a surtout l'avantage de simplifier le traitement administratifs des contraventions et de favoriser le paiement électronique. Car, une fois les données nécessaires à la verbalisation enregistrées, la procédure suit son parcours habituel jusqu'au Centre national de traitement (CNT) mais par la voie électronique ».

Un site Internet sécurisé et un numéro de téléphone permettent de payer en ligne : « le paiement électronique est encouragé, mais le contrevenant peut choisir de payer avec un timbre-amende, comme avant ».
L'acquisition des boîtiers électroniques et du logiciel informatique représentent un investissement de 2595 € HT, dont 780 € de subventions de l'État. Un investissement qui, selon serge Giordano sera rapidement amorti : « Auparavant le coût des carnets de timbres-amendes s'élevait à 800 €  chaque année, ce qui fait qu'en 2 ans, l'investissement sera amorti. Le PV électronique représente donc un gain de temps, mais aussi, à terme, des économies ». La dématérialisation n'empêchera pas pour autant les contestations. La procédure pour contester est détaillée dans les documents transmis au contrevenant.

Ce dispositif est la concrétisation d'un projet national lancé en 2011, par le Ministère de l'Intérieur. Le gouvernement ayant pensé participer ainsi à la progression du respect du code de la route. Ce qui explique que les PV électroniques concernent toutes les infractions relatives à la circulation routière et au stationnement.G.N.