Saint-André est toujours « lou pais dei babi »

Souvenez-vous : Il y a quelques mois, le Carnaval de Nice était placé sous le signe de la protection de l'environnement et une grenouille au ventre bleu s'affichait partout dans la capitale azuréenne.

Ce batracien, météorologue talentueux, étant également l'animal emblématique de la commune, Rudy Salles, député, adjoint au Maire de Nice délégué au tourisme, l'a offert à Honoré Colomas, à l'occasion de la fête patronale, sous la forme d'une statuette, réplique exacte de la joyeuse grenouille chevauchant la terre, qui figure sur les affiches du Carnaval 2010.

Mais pourquoi, le crapaud est-il associé à Saint-André ?
Rappelons qu'il était de coutume jadis, dans le Comté de Nice, d'affubler chaque village d'un qualificatif de dérision.

Pour Saint-André, ce fut "lou pais dei babi" (le pays des crapauds), certainement en raison du caractère très humide de la vallée de la Banquière, où abondent effectivement les batraciens, grenouilles ou crapauds, dont les chants agrémentent encore très souvent les nuits d'été.

Un qualificatif peu flatteur de prime abord, mais que les partisans de l'identité saint-andréenne assument parfaitement. La preuve, la mascotte du carnaval de Nice 2010, trône désormais à l'accueil de la Mairie.

 

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