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chandeleur abadie 2026

À l’Abadie, la Chandeleur se vit, se prie… et se déguste 😋

Comme chaque année, la colline de l’Abadie s’est illuminée au rythme de la traditionnelle fête de la Chandeleur, célébrée le premier dimanche de février. Cette année, c’est donc le 1er février que fidèles et habitants se sont retrouvés devant la chapelle Sainte-Claire, perpétuant ce rendez-vous cher au cœur des Abadiens.

Après la bénédiction des cierges, symboles de lumière et de purification, la procession s’est mise en marche dans un recueillement partagé, rappelant la montée de Jésus, Marie et Joseph vers le temple.

La messe, célébrée par le Père François Banvillet a résonné dans la petite église, ancrant cette célébration dans une tradition parmi les plus anciennes du calendrier chrétien.

Car la Chandeleur, fête de la lumière célébrée quarante jours après Noël, plonge ses racines bien au-delà du christianisme. Comme l’a rappelé le père Banvillet lors de son homélie, elle fut d’abord une fête païenne marquant la fin des jours sombres et l’espérance du retour de la lumière.

À l’Abadie, cette dimension symbolique s’est enrichie au fil du temps d’un autre rituel tout aussi attendu : la dégustation des ganses.

Les ganses, cœur gourmand de la fête

À l’Abadie, la Chandeleur rime avec ganses, cette pâtisserie emblématique du début des festivités carnavalesques.

Préparées avec soin par l’Académie des Traditions Abadiennes, elles ont une nouvelle fois régalé petits et grands.

« Bien sûr, on pense aux crêpes quand on parle de Chandeleur. Le comité des fêtes en propose aussi désormais, mais les ganses restent notre signature : c’est une pâtisserie chargée de sens, symbole du printemps qui revient et de l’abondance espérée », souligne Nanou de l’Académie des Traditions Abadiennes.

Lors des traditionnels discours, les élus ont tenu à saluer l’engagement collectif qui permet à cette fête de traverser les générations.

« Cette célébration est rendue possible grâce à la passion et à l’implication de la population. Un grand merci à tous », a concluDenis Saretta, président du SIVoM sortant.

Le saviez-vous ?
Ce succulent dessert niçois porte le nom de « ganse » parce que, après avoir pincé, tordu et étiré le ruban de pâte, on lui donne l’aspect d’une ganse, le lacet que les anciens Niçois portaient en guise de cravate.

Zoom sur la recette : Les ganses de l’Académie des Traditions Abadiennes

200 g de farine
50 g de Maïzena
3 œufs – 75 g de beurre
4 cuillères à soupe de rhum
2 sachets sucre vanillé  
1 cuillère à soupe de sucre
1/2 cuillère à café de sel
1/2 sachet de levure
1 zeste de citron râpé finement  

Dans une terrine, mélangez farine, Maïzena, sucre, sel, œufs, levure. Ajoutez le beurre ramolli et le rhum. Farinez vos mains, pétrissez le tout (avec le zeste de citron) en une pâte épaisse, ne collant plus aux doigts.

Sur la planche bien farinée, étalez au rouleau la pâte en une mince épaisseur. Découpez des rubans à l’aide d’une roulette à pâtisserie et former des ganses.
Plongez les ganses une à une dans la friture chaude. Retournez-les pour les faire dorer. Égouttez-les et saupoudrez-les de sucre en poudre… et… régalez-vous !